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Nouvelles lignes directrices mondiales de l'OMS sur la qualité de l’air

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié de nouveaux seuils de qualité de l'air pour lutter contre les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur la santé et protéger les populations.

Les nouvelles lignes directrices mondiales de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la qualité de l'air présentent des données montrant clairement les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur la santé, à des concentrations encore plus faibles qu'on ne le croyait auparavant. De nouveaux seuils de qualité de l'air y sont recommandés pour protéger la santé des populations. Il s'agit en effet de réduire les concentrations des principaux polluants atmosphériques, dont certains contribuent également aux changements climatiques.

Depuis la dernière édition des lignes directrices mondiales, qui date de 2005, la quantité de données factuelles montrant que la pollution atmosphérique a une incidence sur différents aspects de la santé a sensiblement augmenté. C'est pourquoi, après un examen systématique des données accumulées, l'OMS a abaissé la quasi-totalité des seuils de référence, en signalant que le dépassement de ces nouveaux seuils relatifs à la qualité de l'air était associé à des risques importants pour la santé, tandis que le respect de ces seuils pourrait sauver des millions de vies.

Seuils de référence recommandés en 2021 par rapport à ceux figurant dans les lignes directrices sur la qualité de l'air de 2005

Polluant

Durée retenue pour le calcul des moyennes

Seuil de référence de 2005

Seuil de référence de 2021

PM2,5, µg/m³

Année

10

5

24 heuresa

25

15

PM10, µg/m³

Année

20

15

24 heuresa

50

45

O3, µg/m³

Pic saisonnierb

 

60

8 heuresa

100

100

NO2, µg/m³

Année

40

10

24 heuresa

 

25

SO2, µg/m³

24 heuresa

20

40

CO, mg/m³

24 heuresa

 

4

µg = microgramme

a 99e centile (3 à 4 jours de dépassement par an).

b Moyenne de la concentration moyenne quotidienne maximale d'O3 sur 8 heures au cours des six mois consécutifs où la concentration moyenne d'O3 a été la plus élevée.

Remarque : l'exposition annuelle et l'exposition pendant un pic saisonnier sont des expositions à long terme, tandis que l'exposition pendant 24 heures et 8 heures sont des expositions à court terme.

 

On estime que l'exposition à la pollution atmosphérique entraîne sept millions de décès prématurés et la perte de millions d'années de vie en bonne santé chaque année. Chez l'enfant, la pollution atmosphérique pourrait même entraver le développement des poumons, limiter la fonction pulmonaire, provoquer des infections respiratoires et aggraver l'asthme. Chez l'adulte, les cardiopathies ischémiques et les accidents vasculaires cérébraux sont les causes les plus courantes de décès prématuré attribuables à la pollution de l'air extérieur, et de nouvelles données montrent également que celle-ci peut aussi être à l'origine du diabète et de maladies neurodégénératives. En termes de charge de morbidité, la pollution atmosphérique est donc comparable à d'autres facteurs de risque importants pour la santé dans le monde, tels que la mauvaise alimentation et le tabagisme.

Avec les changements climatiques, la pollution atmosphérique est l'une des principales menaces environnementales pour la santé. L'amélioration de la qualité de l'air peut accompagner les efforts déployés pour atténuer les changements climatiques, et la réduction des émissions améliorera la qualité de l'air. En s'efforçant d'atteindre les seuils recommandés, les pays protégeront la santé tout en atténuant les changements climatiques mondiaux.

Les nouvelles lignes directrices de l'OMS recommandent des seuils de qualité de l'air concernant six polluants, pour lesquels on dispose des données les plus récentes quant à leurs effets sur la santé. Le fait de prendre des mesures contre ces polluants dits classiques (particules en suspension (PM), ozone (O3), dioxyde d'azote (NO2), dioxyde de soufre (SO2) et monoxyde de carbone (CO)) a également un impact sur d'autres polluants nocifs.

Les risques pour la santé associés aux particules d'un diamètre égal ou inférieur à 10 et 2,5 microns (¼m) (PM10 et PM2.5, respectivement) revêtent une importance particulière pour la santé publique. Les PM2.5 et PM10 peuvent pénétrer profondément dans les poumons. Toutefois, les PM2.5 peuvent même entrer dans la circulation sanguine. Elles ont principalement des effets sur les systèmes cardiovasculaire et respiratoire, et affectant également d'autres organes. Les PM proviennent essentiellement de la combustion de carburants dans différents secteurs, notamment les transports, l'énergie, les ménages, l'industrie et l'agriculture. En 2013, la pollution de l'air extérieur et les particules en suspension ont été classées comme oncogènes par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'OMS.

Les lignes directrices mettent également en évidence les bonnes pratiques pour la gestion de certains types de particules (par exemple, le noir de carbone/carbone élémentaire, les particules ultrafines, les particules provenant de tempêtes de sable et de poussière) pour lesquelles il n'existe actuellement pas assez de preuves quantitatives pour fixer des seuils de référence en matière de qualité de l'air. Elles sont applicables aux environnements extérieurs et intérieurs dans le monde entier et couvrent tous les types de lieux.

Selon une analyse rapide des scénarios réalisée par l'OMS, près de 80 % des décès liés aux PM2.5 dans le monde pourraient être évités si les niveaux actuels de pollution atmosphérique étaient ramenés à ceux proposés dans les lignes directrices actualisées.

Nota bene :

Bien que, comme toutes les lignes directrices de l'OMS, les lignes directrices mondiales sur la qualité de l'air ne soient pas juridiquement contraignantes, il s'agit d'un outil fondé sur des données factuelles permettant aux décideurs d'orienter la législation et les politiques, afin de réduire les niveaux de polluants atmosphériques et la charge de morbidité résultant de l'exposition à la pollution atmosphérique au niveau mondial. Elles ont été établies suivant une méthodologie rigoureusement définie, mise en Suvre par un groupe spécialement chargé de cette tâche. Elles sont fondées sur des données factuelles tirées de six revues systématiques de plus de 500 articles. L'élaboration de ces lignes directrices mondiales a été supervisée par un groupe de pilotage dirigé par le Centre européen de l'OMS pour l'environnement et la santé.

Pour en savoir plus...

Publié le 28/09/2021




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